Retour

Découvrir les moulins et les ponts de Pougnadoresse

 

 

Le pont médiéval

 

Au sud du village on trouve la « Veyre » rivière dont le lit aérien est à sec une grande partie de l’année mais lors des fortes pluies d’automne on peut suivre aisément son parcours.

 

Le vieux pont sur la « Veyre » comporte deux arches voûtées en pierres sèches.

 

Alors qu’il était en partie ensablé et caché par la végétation l’effondrement partiel de sa voûte permit sa remise à jour alors qu’il avait échappé aux regards durant des décennies.

En 1994, l’association ARCHEA a procédé à sa restauration en utilisant les méthodes ancestrales.

 

Ce pont figurait déjà en 1521 sur les cartes des chemins de Saint Jacques de Compostelle. Il présente une particularité majeure : sa largeur effarante pour un ouvrage aussi ancien, pas moins de 6 mètres. Il devait donc à une époque déterminée se trouver sur un grand axe de communication.

 

 

Malgré sa modestie le vieux pont sur la Veyre est un témoin majeur de l’époque où les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle traversaient notre région.

Les moulins

Tout au long de la Tave le promeneur peut découvrir les 4 moulins de Pougnadoresse (2 sont encore en bon état les 2 autres sont totalement en ruine) témoins d’une époque révolue.

 

Ici encore on peut relire les lignes de Charles François LANDRY qui dans son roman BARAGNE a si bien parlé de nos moulins :

" … Et sa roue, c’étaient des godets qui devaient bien tenir la valeur d’une demi-cornue. On ne peut mettre une roue à aubes, parce que le ruisseau est trop faible. Et à mesure qu’un godet s’est empli, il descendait un peu, et le suivant prenait sa place au faîte, s’emplissait, descendait. Le monde aussi, c’est roue, ça tourne. La vie aussi c’est roue. Roue et godets. On n’est rien, on est vide, on monte, tiré en haut par ceux qui descendent. Et puis vient un moment où on est empli de tout le bon, à en déborder. Mais en même temps qu’on se sent de plus en plus comblé, il faut se mettre à descendre. Et dessous, au plus bas de la course, d’un coup, les godets se vident."

 

En 1966, dans le petit guide "Découverte de ¨Pougnadoresse" publié à l'occasion du Premier Festival d'art dramatique du village on peut lire un très joli article qui paraît, aujourd'hui encore, particulièrement d'actualité.

Au fil de Tave
Les moulins ne tournent plus dans notre petite vallée. A des années d'intervalle, mais l'un après l'autre, les meuniers ont dû cesser leur activité, car leur dur métier artisanal ne leur rapportait plus de quoi vivre. Bon gré, mal gré, il fallait changer son fusil d'épaule.
C'est ainsi que tristement les tics-tacs se sont arrêtés, les turbines et les grandes roues sont demeurées immobiles et les écluses ont été rapidement envahies par une végétation luxuriante.
Oh ! cela n'a vraiment aucune importance pour la vie économique du petit village. Ici, comme ailleurs, cette économie s'est transformée en s'améliorant et il serait vain de revenir aux anciens métiers.
M'en voudra-t-on beaucoup cependant si je donne aujourd'hui un souvenir ému à ces vieux moulins qui demeurent (pour combien de temps encore ?) les témoins mélancoliques et pittoresques d'un passé révolu.
A l'époque atomique du si proche Marcoule, peut-on parler encore des petits meuniers à façon du siècle dernier ; de ceux qui de leurs propres mains établirent les barrages, creusèrent les biefs ; et quand enfin le moulin tourna, continuèrent à lutter pour améliorer ou réparer leur petite usine.
Que vous vous soyez appelés : Meysselle, Arène, Sapet, Moser, Pailhon, Cavard ou Mercier, que vous vous soyez dépensés sans compter dans l'un ou l'autre de ces quatre moulins de Pougnadoresse, je vous apporte aujourd'hui un hommage reconnaissant et souhaite que votre labeur et vos noms ne soient point tout à fait oubliés par la jeune génération.

                                                                   Marie-Thérèse MICHEL
 

 

Retour